Lexique
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Ancienne dépendance de l'abbaye de Charroux (Vienne), l'église de la Transfiguration fut par la suite rattachée à celle de Saint-Jean-d'Angély.
Construite dans la moitié du XIIe siècle, son côté sud, sa façade et son clocher furent ravagés au cours des Guerres du Moyen-âge. De nombreuses et importantes campagnes de reconstruction se sont succédées depuis la Révolution, dont la dernière en 1857 où un clocher porche a été rajouté devant la vaste nef.
Jusqu’en 1850, l’église de Jarnac-Champagne était dédiée à St Sauveur. Entre 1850 et 1866, l’église est placée sous le vocable de La Transfiguration de Notre-Seigneur, celle-ci illustrée par le vitrail axial du cœur.
L'intérieur compte trois nefs. Elles sont séparées par de hauts piliers carrés portant de grands arcs en plein cintre. Les colonnes engagées et les chapiteaux romans sont décorés de motifsvégétaux rappelant ceux de Saint-Eutrope à Saintes.
A l'extrieur, deux de ses faces portent une ligne de mordillons, alternés avec des métopes décorés de fleurs. Sur la troisième face, deux colonnettes à chapiteaux décorés de feuillage encadrent la fenêtre. Son cintre est décoré d'une double bordure en demi-disques opposés. Un profond sillon sépare une voussure creusée de gros cubes en créneaux. Le pignon qui la surmonte est orné d'un bandeau de châtaignes accolés, motif unique en son genre.
En appui, des colonnes jumelées encadrent les baies. Par trois fois dans la hauteur, elles sont resserrées par des pinces dont on voit les extrémités représentées par des boules. Selon F. EYGUN, il s'agit d'une typologie de colonnes fréquente en Italie du nord.
Le chevet quant à lui est divisé en nombreuses aires étroites marquées par des colonnes toute hauteur jusqu'à la toiture pointue, elle aussi inhabituelle dans la région. Cette composition donne au chevet une allure élancée d'autant qu'il n'y a aucun bandeau horizontal.
On retrouve sur le décor sculpté du chevet certains thèmes traités à Marignac ou à l'abbaye aux Dames de Saintes. Par exemple, sur un des chapiteaux du chœur, une scène de chasse: Un fauve tenant dans sa gueule un chien est mordu par un autre chien.
Ou bien encore sur une scène de lutte, figurent un homme avec un bouclier combattant un autre armé d'un bâton. C'est un thème que l'on retrouve également à Vaux-sur-Mer.
L'élévation de l'abside semi-circulaire est des plus originales. Au départ, une haute banquette ornée de quatre rangées se compose uniquement de gros cylindres courts juxtaposés (décoration fréquente dans la région). Elle se finitpar une corniche de demi-besants.
En appui, des colonnes jumelées encadrent les baies. Par trois fois dans la hauteur, elles sont resserrées par des pinces dont on voit les extrémités représentées par des boules. Selon F. EYGUN, il s'agit d'une typologie de colonnes fréquente en Italie du nord.
Le chevet quant à lui est divisé en nombreuses aires étroites marquées par des colonnes toute hauteur jusqu'à la toiture pointue, elle aussi inhabituelle dans la région. Cette composition donne au chevet une allure élancée d'autant qu'il n'y a aucun bandeau horizontal.
On retrouve sur le décor sculpté du chevet certains thèmes traités à Marignac ou à l'abbaye aux Dames de Saintes. Par exemple, sur un des chapiteaux du chœur, une scène de chasse: Un fauve tenant dans sa gueule un chien est mordu par un autre chien.
Ou bien encore sur une scène de lutte, figurent un homme avec un bouclier combattant un autre armé d'un bâton. C'est un thème que l'on retrouve également à Vaux-sur-Mer.
Inscrite pour partie aux monuments historiques (abside et transept), l'église de Jarnac-Champagne se distingue par des particularités inattendues et exceptionnelles.
Construite dans la deuxième partie du XIIème siècle, elle eut à subir de graves mutilations au cours des guerres du Moyen Age. Toute son élévation méridionale, sa façade et son ancien clocher furent abattus. Malgré ces mutilations, après une succession de campagnes de consolidation et de restauration, elle a gardé un décor sculpté de qualité.
Elle fut complétée au siècle dernier (en 1861) par l'adjonction d'un clocher avec une flèche de pierre dont la base forme le porche d'entrée. Le mur Nord et sud, ainsi que les bras des transepts portent les traces de nombreuses réparations et modifications. On trouve au sud la date de 1643 et le cadran est daté de 1631. Seul, le chevet est parvenu intact jusqu'à nous. Le décor sculpté du chevet est des plus remarquables, tant a l'extérieur qu'à l'intérieur. Ce chevet demi-circulaire est très beau.
Divisé en nombreuses aires étroites toutes séparées par des colonnes ou des groupes de colonnes à chapiteaux très fouillés, ornés, avec les thèmes récurrents à l’Art roman: un combat entre deux hommes armés, l'un d'un écu, l'autre d'un bâton; on y voit surtout des animaux fantastiques (des oiseaux, un centaure, des lions assis dans des feuilles ...).
A l'intérieur, le chevet demi-circulaire est très original: une banquette circulaire, des colonnes qui s'appuient sur une petite corniche ornée de demi- besants opposés, au dessous de laquelle s'étagent plusieurs rangées de gros et courts cylindres, suite de gros cubes creusés en créneaux, Les tronçons de cylindres verticaux sont à l'honneur dans notre région, où ils forment souvent de jolis cordons décoratifs; mais, ici, à Jarnac, il yen a vraiment beaucoup !
L'intérieur, couvert d'un plafond de bois compte trois nefs précédées par une tribune à balustrade, et séparées par de hauts piliers carrés entre lesquels se tendent d'élégants grands arcs en plein cintre du XIIe siècle. En revanche, les murs latéraux rappellent ce que devaient être l'ensemble des 3 nefs disparues. Les colonnes à petits chapiteaux ornés de feuillages (feuilles d'Acanthe ou motifs végétaux) limitent les 6 anciennes travées romanes, percées chacune d'une fenêtre sans décoration.
Dans le chœur de l'église et dans la nef, on peut noter les très jolis vitraux des évangélistes (St-Marc, St Luc, St Jean, St Matthieu), celui de la transfiguration du Christ (dans le chœur...) Les vitraux de Jarnac sont de deux ateliers et de deux, époques différents. Les plus anciens (datés de 1866) viennent de: ateliers de Lieuzère à Bordeaux; celui de la Transfiguration dans le chœur, les apôtres Pierre et Paul, les 4 évangélistes dans le chœur et la nef, St Louis et St Joseph. Les vitraux les plus récents (toute fin du XIXèe siècle) viennent de l'atelier de Dagrant à Bordeaux. Ce sont des vitraux en «grisaille».



















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