Lexique
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Eglise Notre-Dame de l’Assomption du Château d’Oléron.
L'église actuelle, bâtie sur les ruines du Prieuré Saint-James, a succédé à la très ancienne église paroissiale du bourg d'Oleron, placée sous le vocable de Sainte-Marie.
Les anciennes chroniques médiévales font remonter la fondation de l'église Sainte-Marie d'Oleron au règne de Pépin le Bref, roi d'Aquitaine, vers 761-762.
Les mêmes chroniques la mentionnent également lorsque les Normands ravagent les côtes de Saintonge au début du IXe siècle, vers 840.
Elles rapportent qu'en raison des pillages et des exactions des édifices religieux, «tous les trésors d'Oleiron furent ensevelis dans l'église Sainte-Marie d'Oleiron». Rebâtie en l'an 1072, parce que « vieille et vétuste », elle se trouvait en avant du flanc droit de l'ouvrage à Corne, au cœur du bourg médiéval. Elle fut démolie en octobre 1688 lorsqu'on réalisa cet important ouvrage sur les plans de Vauban.
Vauban voulut transformer la forteresse édifiée par Richelieu et Louis XIII en une Place forte susceptible de procurer un refuge à la population de l’île (environ 12000 personnes) afin de la soustraire à l'emprise d'une flotte de débarquement.
La configuration des lieux, entre mer et marais, l'amena à raser à peu près la moitié du vieux bourg médiéval pour réaliser l'ouvrage à Corne du bourg, ses fossés, le chemin couvert qui l'entoure, et les glacis de protection de la ville.
Les propriétaires de maisons ou de biens fonciers expropriés se virent proposer de nouveaux emplacements, notamment à l'ouest et au sud de la place d'Armes afin de reconstruire leurs habitations avec les matériaux récupérés.
C'est ainsi qu'un terrain finit par être dévolu à la paroisse pour reconstruire une nouvelle église, en principe avec les indemnités dues par le roi Louis XIV.
Un projet d'urbanisation montre que l'église aurait pu se trouver au voisinage des anciennes halles, projet non retenu.
Sous les fondations de la nouvelle église, se trouvent les ruines du Prieuré aumônerie Saint-James, fondé en 1159 par Henri II d'Angleterre et son épouse Aliénor d'Aquitaine. Ce prieuré était desservi par quatre chapelains, frères de la Charité.
Il reçut de Jean de Fors, en 1208, une importante donation, dont 68 livres de marais salants, vignes et terres.
L'abandon et la destruction de l'église Sainte-Marie furent douloureusement vécus par la population et le curé de la paroisse l'abbé Jean-François Faulguet qui écrit : « Le dimanche dixième octobre 1688, l'église Notre Dame du Château (la vieille église Sainte-Marie) consacrée à Dieu depuis le 16 novembre 1628 (vraisemblablement lors de sa restauration après les ravages et pillages qu'elle subit lors des guerres de religion du XVIe siècle), a cessé par la nécessité qu'il y a eu de la détruire pour fortifier la citadelle.
Après la grand messe célébrée pour la dernière fois, le très Saint Sacrement a été ôté et transporté dans l'église des pères Récollets, que la Roy a donné pour servir de paroisse, par procession. Cette translation a été fort lugubre, tout le peuple ayant assisté àcette dernière messe avec plus de foule que le jour de Pâques, et ayant témoigné le regret qu'il aura de la perte de cette église par les gémissements généraux de toute l'assemblée qui a fait éclater sa dévote douleur par les larmes et les cris de tristesse avec lesquels elle a témoigné son deuil depuis qu'elle a vu descendre sous le porche porté par quatre capitaines jusqu'àl'église de ces religieux où le très Saint Sacrement est posé».
En 1688 les pères Récollets n'avaient pas encore édifié leur second couvent où il se trouve encore aujourd'hui rue d'Alsace et de Lorraine. Il sera édifié au tout début du XVIIIe siècle, peut-être vers 1703.
Ils occupaient alors des locaux de particuliers où ils avaient aménagé une chapelle provisoire.
En 1689, l'église paroissiale est à nouveau transférée à peu près à l'endroit où elle se fera finalement. Le curé Faulguet le rapporte ainsi : « Le dimanche huitième juillet 1689 a été fait la bénédiction de la petite église paroissiale érigée dans les masures de Saint-James par les soins de Monsieur de Bégon, Intendant, en attendant qu'on ait fait bâtir une église paroissiale. Ladite église dédiée à la mère de Dieu sous le titre de son assomption par moi, curé soussigné commis par Monseigneur l'Evêque de Saintes vu que la paroisse a la très Sainte Vierge pour patronne et titulaire et que l'église démolie était consacrée sous son nom.
Après la bénédiction, la grande Messe y a été célébrée par moi Jean-François Faulguet curé de ladite paroisse assisté du père Grouchy, Récollet, quia fait les fonctions de vicaire ».
Au pied de l'église Notre-Dame de l'Assomption, se trouvaient au moyen âge des bassins de mer attestant qu'au bourg du Château d'Oleron (dont le nom primitif était « OLERON ») régnait une longue tradition maritime sans doute à l'origine des fameuses lois maritimes connues sous le nom de « Rôles d'Oleron ».
Les plans de l'église Notre-Dame sont dus à François Ferry (1649 1701), Ingénieur général pour le Roi des Fortifications de l'Atlantique.
C'est l'entrepreneur Carton, qui travaillait déjà à la construction de l'enceinte de la ville, qui démarra le chantier en 1699. La nef est terminée en 1700.
En 1701, 1702 et 1703, la croisée est achevée en même temps que les chapelles latérales.
La pénurie des finances du Royaume, mises à mal par les incessantes guerres que Louis XIV provoqua ou dut subir en Europe, ne permit pas d'achever l'église dans des délais raisonnables.
L'abside, le chœur et le sanctuaire ne sont construits qu'en 1764 ainsi que le retable.
Dans l'attente de son achèvement, le chœur avait été placé à l'ouest et il est alors transféré à l'opposé où il se trouve.
En 1762, arrive de la paroisse de Rouffiac en Angoumois Jean-Baptiste Descordes quiresta curé de la paroisse Notre-Dame du Château 16 années avant de devenir curé de Dolus.
Dès 1764-1765, le curé Descordes « fait couvrir les murs, à ses frais, de boiseries de style Louis XV, hautes de plus de trois mètres, ces lambris moulurés en bois de sapin du nord, se divisent en 10 parties, dont deux doubles portes, donnant accès aux deux sacristies. Une restauration effectuée en 1987 a permis la remise au jour d'un décor qui rappelle les principales circonstances de la vie du christ et de la Vierge Marie.
Le tableau central du retable au dessus du tabernacle est orné d'une scène représentant, autour du tombeau, les Apôtres étonnés par le fait qu'il soit vide ».
Il est dû au peintre de la Marine, entretenu par le Roi, à Rochefort, Garot-Dubisson, qui le réalisa en 1710.
Par testament du 8 avril 1788, le curé Jean-Baptiste Descordes a légué 400 livres pour la restauration des dorures et des peintures du chœur et du sanctuaire qui avaient été endommagées « par la négligence à fermer les rideaux». Les baies ne recevront leurs vitraux qu'un siècle plus tard.
En 1779 Mr Sazerac succède à J.B. Descordes.
J.B. Jullion arrive en 1867. Ce curé remarquable va se battre treize années pour parachever la construction de l'église paroissiale et mettre en œuvre « les pierres d'attente, qui depuis plus d'un siècle, sollicitaient les habitants à cette œuvre de piété et de foi ».
Le curé Jullion sollicite de toutes parts, mais les souscriptions restent en deçà des besoins.
Omer Charlet sollicite le Conseil Général « qui n'accorde qu'une modeste somme ».
Madame de Lacarre intervient auprès du Ministère de la Marine qui « accorde un secours assez considérable», en considération du fait qu'un clocher peut servir d'amer pour les marins.
En 1882 les travaux de l'édification du clocher démarrent. Ils sont achevés en moins d'une année.
L'évêque de La Rochelle et Saintes arrive au Château le 2 octobre 1882.
Le lendemain 3 octobre, a lieu la bénédiction du clocher et des trois cloches nouvelles.
« Une grand-messe mémorable réunit tous les prêtres de l'île et du bassin de Marennes et huit prêtres enfants du Château ».
Une plaque de marbre blanc, de 0,90 m. x 0,70 m. apposée à l'intérieur du nouveau clocher rappelle son édification:
« D.O.M. CE CLOCHER A ETE BATI ANNEES 1882-1883 ETANT EVEQUE DE LA ROCHELLE ET SAINTES MGR LEON THOMAS PAR LES SOINS DE M. JULLION CURE DOYEN, LE CONCOURS DE MM. BOILEVE, A. BOUINEAU. E. PELLETIER L. MOLINIE
P. NEL E. PINEAU FABRICIENS
A VEC LES SOUSCRIPTIONS DES FIDELES GENEREUX LE SECOURS DE LA FABRIQUE DE L'ETAT DU DEPARTEMENT ARCHITECTE Mo ALAUX
ENTREPRENEUR M. LAFOUGERE
Le clocher culmine à 38 mètres. Il est sommé d'une élégante croix de fer surmonté d'un coqde cuivre.
Aux quatre angles du clocher, à mi-hauteur, on aperçoit les symboles bibliques des quatre évangélistes ;
Saint-Marc: une tête de lion,
Saint-Matthieu: une tête de taureau,
Saint-Luc: une tête de jeune homme,
Saint-Jean: un aigle.
On retrouve ces symboles sur quatre panneaux peints du retable dans le chœur de l'église.
Un cadran solaire sera apposé sur le mûr sud de la nef en 1881. Il se montre ainsi au passant; « COMME L'OMBRE QU'ICI ON VOIT FUIR A GRANDS PAS, AINSI PASSENT NOS JOURS ET NOUS N'y PENSONS PAS »
lors de l'édification du clocher, on a mis en place trois nouvelles cloches qui ont rejoint la cloche primitive datée de 1782 qui se trouvait dans le clocheton d'origine. Cette dernière cloche a été épargnée lors de la révolution où tant de ses consœurs ont été fondues pour fournir le métal de monnaie qui faisait défaut.
Le curé Jean-Baptiste Jullion fit également réaliser la charpente et les voûtes vieilles de 180 ans alors « qu'un affreux tillis, qui semblait menacer ruine, des fenêtres dont les vitres tenaient par habitude, réclamaient d'urgentes réparations ».
La charpente fut transformée: des voûtes en ciment armé furent construites, les murs repiqués. Ce procédé de voûtes en ciment armé était nouveau en 1882 avec ne coupole centrale à la croisée de la nef et du transept et une voûte en « anse de panier ».
« Des verrières placées aux fenêtres remplacèrent les grands rideaux rouges de M. Descordes. La chaire fut refaite en même temps que les grilles du cœur et des chapelles latérales.
La sacristie du côté de l'évangile fut construite (derrière la chapelle de Saint-Joseph).
La remise et le bûcher furent édifiés dans la cour du presbytère (le long de la rue d'Alsace et de Lorraine).
LE RETABLE
Les panneaux peints du chœur.
Douze peintures sur panneaux de bois ornent les cinq pans du cœur.
Dix sont au format « portrait » et les deux au-dessus des portes menant aux sacristies sont au format « figure ».
Huit des premières sont solidaires des boiseries dans lesquelles elles sont insérées. Avec leur encadrement mouluré, elles mesurent 1,50 m dans leur hauteur et 0,80 m dans leur largeur. Deux d'entre elles, au format identique, sont placées derrière le maître autel, apposées sur la boiserie, mesurant 1,60 m de hauteur et 0,67 m de largeur.
La partie supérieure de ces 10 panneaux est comprise dans une moulure cintrée convexe, moins large que le centre du panneau, ménageant ainsi un léger retour.
Les deux panneaux situés au-dessus des portes menant aux sacristies mesurent également 1,50 m dans leur longueur et 0,80 m dans leur hauteur.
Ils comportent des moulures galbées, convexes et concaves, ainsi qu'une coquille au centre de la partie supérieure, caractéristique du style Louis XV.

Dédicaces gravées sur les quatre cloches de bronze du clocher de l'église:

« OMER-ELISABETH » 1883
« MARIE-MADELEINE-RAOUL » 1955 3
« JACQUES-FRANCOISE » 1782 4
« THERESE-EMILIE » 1883
Placées sur deux rangs, deux par deux, les deux grosses se situent aux rangs inférieurs (3 et 4), les deux moyennes au-dessus (1 et 2).
La plus ancienne date de 1782 :
Elle pèse 1297 livres (ancienne mesure). Cette précision a été rajoutée après la fonte, gravée en creux, alors que l'ensemble des dédicaces, motifs ou ciselures est en relief.
C'est la seconde par le poids. La dédicace est gravée en relief en grosses lettres capitales à la partie supérieure.
Elle comporte deux motifs gravés
Une grande croix latine très ornée sur une double base en dégradé aussi décorée ; du pied, partent vers le haut deux branches garnies d'épines, un lézard en position verticale sous la date et la signature du fondeur, CORNILLON à Saintes, probablement sa marque.
La plus lourde, « THERESE-EMILIE » date de 1883
Elle pèse 750 kg. Elle comporte un riche décor gravé. Elle sonnait autrefois l'Angélus.
C'est elle qui égrène aujourd'hui les heures.
Une cloche a été détruite lors du bombardement de 1945 et refondue en 1955.
Toutes sont électrifiées depuis 1955.
Elles ont été mises en place en 1883 lors de l'achèvement tardif du clocher.
L'escalier en colimaçon qui y conduit est plus ancien, et date du début du XVIIIe siècle. On y trouve, gravés sur ses murs, d'intéressants graffitis de soldats et marins représentant presque tous des bateaux, des vaisseaux, dessins naïfs, esquisses inachevées, témoignages émouvants de leur passage en ces lieux.
JE M'APPELLE MARIE-MADELEINE-RAOUL
J'AI ETE BENITE LE 15 AOUT 1955
S. Exc. Mgr LOUIS LIAGRE ET ANT EVEQUE DE LA ROCHELLE ET SAINTES
S. Exc. Mgr XAVIER MORILLEAU, EVEQUE COADJUTEUR
Mr L'ABBE ANDRE ROUX, CURE-DOYEN DU CHATEAU D'OLERON
PARRAIN: Mr RAOUL AUGE, MAIRE
MARRAINE: Mme MADELEINE DUBROC, NEE DUBOS
AD MAJOREM DEI GLORIAM ET IN HONOREM BEA TE MARIAE VIRGINIS IN CAELIS ASSOMPTAE PATRONAE PAROCHIA LE CHATEAU D'OLERON
Paccard Annecy
CETTE CLOCHE, DETRUITE PAR LES BOMBARDEMENTS DE 1945 A ETE REFONDUE ET ELECTRIFIEE AVEC SES TROIS SCEURS EN 1955 GRACE A LA LIBERALITE DE LA MUNICIPALITE ET A LA GENEROSITE DES PAROISSIENS DU CHATEAU D'OLERON
Cloche MARIE-MADELEINE-RAOUL (rang supérieur sud) Hauteur: O, 65m diamètre: O, 72m
A LA PROVIDENCE ET SOUS LA PROTECTION DE LA STE VIERGE CETTE CLOCHE A ETE FONDUE PAR LES SOINS DE MRE JEAN BTE SAZERAC CURE DE CETTE PAROISSE ET DES SRS JOSEPH VACHERIE MEDECIN ET PIERRE CHARLET NEG MARGUILIERS A ETE BENITE PAR MRE JEAN BTE DESCORDES CURE DE DOLUS ET CY DEVANT DE CETTE PAROISSE PARREIN MRE JACQUES BARTHELEMY MICHEL. BARON DE ST DIZANT L T COLONEL DINFIE CHR DE L'ORDRE ROYAL DE ST LS SEIGNEUR DE LA VILLE ET BARONIE DU CHA TEAU ST TROJ AN ET AUTRES LIEUX ET MARREINE HTE ET PUISTE DAME ETIENNE FRANCOISE DE BELLOT EPOUSE DE MR LE BARON DE VERTEUIL GOUVERNEUR DE CETTE ISLE
FAITTE PAR CORNILLON DE SAINTES ANNEE 1782 ET PEZE 1297 livres
Cloche « J ACQUE5-FRANCOISE » (rang inférieur nord) Hauteur: O, 95 m. diamètre: O, 97 m.
INSCRIPTION GRAVEE SUR LA CLOCHE offerte à la Paroisse du château (Ile d'Oleron) par
MADAME Vve FETET NEE DE LA AGE ET SES ENFANTS
D. o. M.
A la plus grande gloire de Dieu et en l'honneur de la bienheureuse
VIERGE MARIE.
Je m'appelle THERESE-EMILIE, prénoms des deux petites-filles de ma donatrice. Ma voix trois fois le jour, portera vers le ciel Le salut rédempteur de l'ange Gabriel, Et, pour les cœurs chrétiens, fidèle messagère Sonnera le travail, le repos, la prière.
En souvenir de ses deux fils, HENRI et CHARLES COUSIN-VALLEE, de ses deux maris et de tous ses autres parents défunts et pour l'amour de tous ceux qui lui sont chers. J'ai été offerte par Madame THERESE-MELANIE DE LAAGE, veuve de M. COUSIN-VALLEE, décédé maire du Château, membre du Conseil général de la Charente-Inférieure, et de M. FETET, décédé lieutenant-colonel du génie en retraite, officier de la Légion d'honneur , fille de M. de LAAGE, ancien député, lieutenant-colonel du génie en retraite, officier de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis et de Madame Thérèse Bonnamy de Bellefontaine. J'au eu pour parrain, M. EMILE PARENTEAU-DUBEUGNON, ancien président du tribunal civil de La Roche-sur-Yon (Vendée), et pour marraine, Madame Mélanie- Thérèse COUSIN-VALLEE, son épouse, fille de ma donatrice. J'ai été bénite le 3 octobre 1883 par Mgr LEON-CHARLES-BENOIT THOMAS, évêque de La Rochelle et de Saintes, en présence de M. J.B. JULLION, curé-doyen du Château ; de Mr ANDRE BOUINEAU, maire ; de MM. LEON BOILEVE, président de la Fabrique; PELLETIER, secrétaire ; MOLINIE, trésorier; NEL, PINEAU, aussi de la Fabrique. Cette cloche est donnée à la condition expresse qu'elle sonnera l'Angélus. Poids de la cloche: 750 kilogrammes. Cloche THERESE-EMILIE (rang inférieur sud) GERARD BELLEE FONDEUR A ORLEANS 1883
MARIE ET LE CULTE MARIAL
Sept fêtes lui sont consacrées :
2 février: Fête de la purification, quarante jours après la naissance de Jésus.
25 mars: L'Annonciation.
2 Juillet: La Visitation. Visite de Marie à sa cousine Elisabeth.
8 septembre: Nativité de la Vierge, suivie par la présentation de Marie au temple de Jérusalem par ses parents Anne et Joachim.
(Le 8 décembre 1854, proclamation du dogme de l'Immaculée Conception par Pie IX après que Marie se soit ainsi présentée à Bernadette à Lourdes)
15 août: La plus grande fête mariale: L'Assomption.
L'AVE MARIA
2 parties ; La plus ancienne, reprend les paroles de l'Ange lors de l'Annonciation (salutation angélique, Luc, I, 22) et celles d'Elisabeth sa cousine (Luc, I,42).
La seconde, ajoutée par l'église, date du XIIe siècle.
L'ensemble du texte a été définitivement fixé par le Pape Pie V au XVIe siècle.

L'ANGELUS
Sous l'épiscopat de Thibaud, évêque de Saintes, le Souverain Pontife Jean XXII, ayant été informé de ce que l'usage d'honorer la Sainte Vierge et le mystère de l'Incarnation par la prière de l'Angélus, à l'aurore, à midi et au déclin du jour, avait commencé dans l'église de Saintes, l'autorisa solennellement par une bulle du 7 mai 1327.
Cette pratique, avant, pendant et après le travail, parle au cœur quand, au lever du jour, les échos répètent le son religieux de la cloche du village.
C'est encore la voix consolante du soir qui appelle la famille à se réunir autour du foyer domestique ou de la table paternelle qui répare les forces du travailleur.
C’est la cloche offerte par Madame DE LAAGE et ses enfants en 1883 qui étaient dédiée à cette fonction de faire retentir la sonnerie de l'Angélus.
La dédicace gravée au bas de la cloche le spécifie expressément en ces termes :
« Cette cloche est donnée à la condition expresse qu'elle sonne l'Angélus ».
Elle a cessé de remplir la fonction que les généreux et pieux donateurs lui avaient assignée et se contente d'égrener les heures et les demi-heures.
Lorsqu'on l'écoute, souvenons nous qu'elle s'appelle « Thérèse-Emilie », qu'elle est née en 1883 et qu'elle pèse 750 kg.

LE COQ DES CLOCHERS
Le coq des clochers symbolise probablement l'attente du soleil levant, toujours salué par le chant du coq.
La dévotion au soleil levant, préchrétienne, était marquée par la fête païenne du solstice d'hiver du 25 décembre, appelée Natale, qui désignait alors la « renaissance du soleil », le retour progressif à la lumière du jour.
Cette célébration signifie désormais la « venue de la lumière du monde ». Elle fut transformée par Saint-Patrick en dévotion au « soleil de justice », c'est-à-dire au christ.
Restée vive chez les moines irlandais qui ont rechristianisé la Gaule aux VIe-VIIe siècle, cette dévotion s'est répandue sur le continent sous la forme matérielle d'un coq au sommet des clochers qui symbolise l'attente et l'espérance du lever du soleil apportant la lumière sur le monde.





















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