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Les Portes en Ré, église paroissiale Saint-Eutrope.
Erection de la Paroisse en 1548. En 1610, l'édifice avait pour façade un mûr pignon surmonté d'une cloche. En 1629, restauration de l'église et de sa couverture après les destructions dues au passage des Anglais. La sacristie se trouve alors derrière le Maître Autel, séparée du Sanctuaire par une cloison de bois et le mur du chevet est percé d'une fenêtre. En 1658 et 1663 installations d'une tribune au bas de la nef.
Le 1er avril 1691, bénédiction de la chapelle de la Vierge, puis le 20 décembre 1701 de l’église elle-même.
En 1715 la sacristie est à côté du Grand Autel. Pendant la Révolution remise à la Monnaie de La Rochelle d'une partie des objets du Culte: le mobilier est vendu aux enchères.
En 1805, l’édifice était très dégradé, restauré en 1813, travaux de réparation à la tribune (1841), du clocher (1868 et 1883).
En 1867 constructions de l'actuelle Tribune.
Grâce à un legs, restauration de l’église en 1996.
Conclusion :
Dépourvue de traits remarquables, dotés intérieurement et extérieurement d'enduits blancs qui rendent peu concluante l'étude de ses appareils, l'église des Portes ne parait pas avoir conservé un nombre important d'éléments de la construction primitive qui remonte au moins au milieu du XIXe siècle.
Le tracé de ses baies ainsi que la mention de bénédiction en 1691 et 1701 inclinent à dater pour l’essentiel du XVIIe siècle.
Son plan et sa structure sont ceux d'Aunis et de Saintonge qui ont dû être repris de fond en comble et sans grands moyens à l'issue des guerres de religion.
Le chœur :
Retable et Maître-autel :
En bois. Bas de soubassement du retable, en pierre dorure et polychromie, faux marbre pour l'autel, les colonnes et l'entablement du retable, faux bois et marron pour le reste.
Autel tombeau du début du XIXe siècle : haut de 0,94 mètre, long de 2,57 mètres, plus un gradin de 0,18 mètre de hauteur.
Tabernacle à ailes (vers 1626) en bois: haut de  0,77 mètre, long de  0,78 mètre, profond de 0,43 mètre.
Décor sculpture en relief, partie centrale d'un tabernacle dont les ailes de 0,37 mètre de hauteur représente une Annonciation (Gabriel à gauche et la Vierge Marie à droite) huile sur bois de 0,39 mètre de hauteur peinte entre 1630 et 1635.
Retable architecturé à colonnes (XVIIIe siècle) haut de 5 mètres 45, large de 6 mètres 10, décor sculpté en relief.
Sur l’ensemble : Statue du Christ sur l’entablement du retable.
L’ensemble a été restauré en 1996 et le tabernacle d’origine qui se trouvait à la chapelle de la Sainte Vierge a été remis à sa vraie place.
Tableau sur la contre table. Représente Saint-Eutrope en évêque vénéré par la foule, au fond à droite, son martyre.
Entre 1630 et 1640, huile sur toile de 2,08 mètres de haut et 1,72 mètre de large.
Peinture sur la voute : Saint-Eutrope entrant au Paradis, signé et daté, à droite: 1/11/1925, H. MOULART, curé. Il a remplacé d'autres peintures faites en 1875. Il a été restauré en 1996.
Les anges porteurs de torches, de chaque côté du retable. Ils datent des XVIIe et XIXe siècles ? Plâtre et polychromie, hauteur 0,96 mètre. Restaurés en 1994.
Statue de Sainte-Catherine en bois du XVIIe siècle : hauteur de 0,78 mètre, inscription sur le socle Sainte-Catherine de Sienne.
Chapelle de la Vierge (à gauche) : Retable fait par François Dumas, maître menuisier à saint Martin de Ré (marché passé le 22/12/1693) par devant Grisard, notaire aux Portes. Quittance établie par Rochard, notaire à Saint-Martin de Ré le 8/11/1694. Bois peint en blanc. Retable architecturé à colonnes engagées, hauteur 4,50 mètres largeur 3,70 mètres.
Tableau sur la contre table : Vierge à l'Enfant, du XIXe siècle, huile sur toile, hauteur 1,91 mètre et largeur 1,35 mètre.
Tabernacle : Précédemment sur le retable du Maître Autel avant la restauration de 1996.
Il peut s'agir de celui qui fut installé le 15/11/1907 et qui provenait de l'église d'Ars-en-Ré.
Dans les niches de ce tabernacle (XVIIe siècle), deux figurines de 0,18 mètre de hauteur représentent Saint-Etienne et Saint-Jean-Baptiste (disparues).
Le calvaire : Le Christ entre la Vierge et Saint-Jean. Il fut béni et installé le 31/12/1701, en bois polychrome. Le Christ mesure 1,70 mètre de haut, la vierge et Saint-Jean 1,32 mètre. Ce groupe non relié a été restauré en 19991ui redonnant ses couleurs d’origine cachées sous des couches de peinture.
La plaque : « Testament pour messes » (nef sur le mur gauche). Pierre rectangulaire à la bordure décorée d'os et de larmes. Elle porte une inscription gravée. Statues :
Sainte Jeanne-d’Arc
Saint-Pierre-aux-Liens
Le Sacré-Cœur-de-Jésus
Sainte-Catherin-de-Sienne
Saint-Antoine-de-Padoue
Sainte-Thérèse-de-l’enfant-Jésus
Sainte-vierge et Saint-Joseph
Vitaux :
Des épis de blé : Evoquant le fruit de la terre, du travail des hommes, le pain qu’on ^partage et qui, à la Consécration devient le corps de Jésus.
Grains de raisin : Même symbolique pour le sens du vin (Sang du Christ).
Lampe allumée : Le Christ a dit « Je suis le lumière du monde…Mais vous aussi vous devez être lumière dans le monde ». L’amour reçu doit être partagé.
Etoile de Mer : La vierge Marie est invoquée sous ce nom par les marins « conduid ma barque au rivage et préserve du naufrage la nacelle du marin ».
Symbole des 4 lettres grecques : La première et la dernière de l’alphabet grec nous disent le Christ éternel à l’origine et à la fin de tout.
Les deux premières lettres du mot grec qui veut dire Christ.
Une barque : Représente l’église ballottée sur les eaux mais qui ira au port conduit par Jésus Christ.
Une colombe : A l’origine de l’esprit de Dieu planant sur les eaux, il sera là au baptême du Christ dans le Jourdain. La colombe de la bancheur et de la Paix.
Un pélican : Suivant la légende, le pélican qui n’a pas trouvé de nourriture pour ses petits va jusqu’à donner sa vie pour eux. Un beau symbolisme pour représenter le Christ qui se donne en nourriture pour nous.










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