Lexique
Pour correspondre: edit-art@wanadoo.fr

Les bras du transept de cette église romane, ancien prieuré de l’abbaye de Charroux, sont constitués par des absides, ce qui donne à l’édifice un plan en trèfle, dit aussi triconque.
La nef, longue de trois travées et demie, a été reprise à l’époque gothique. Elle a depuis perdu ses voûtes, sauf sur la demi-travée orientale.
La façade du XIIe siècle est très simple, avec son ample portail à multiples  voussures surmontées d’une arcature.
L’attention doit surtout se porter sur les sculptures du cœur. A l’extérieur, il faut voir la très riche corniche à mordillons et métopes, et surtout à l’intérieur, les chapiteaux et leurs tailloirs qui se prolongent en une frise continue. On y découvre dans un exubérant décor de rinceaux tout un monde d’animaux plus ou moins fantastiques, des scènes de chasse, de lutte et d’amour.      
Cette sculpture un peu grasse rappelle par son style celle des chapiteaux de la croisée de Saint-Europe de Saintes.
Dans les absidioles formant transept, la sculpture est nettement plus sobre.    







Haut de page


Usseau a cessé d’être une paroisse et commune en novembre 1825. Bien bâtie, au sommet d’une forte élévation de terrain, l’église domine un vaste paysage vers le nord et l’est. L’emplacement qu’elle occupe sur la route romaine et même préromaine très fréquentée eut une importance certaine aux temps anciens. Elle commandait le passage du Trèfle, affluent de la Seugne.
La façade est presque toute entière garnie d’un profond portail en plein cintre à quatre voussures complétées par un cordon de pointes-de-diamant. De chaque côté deux colonnes séparées par des pilastres peu saillants montent  jusqu’à une première corniche dont les chapiteaux lisses, très rongés par le salpêtre, semblent avoir eu jadis des sculptures. Une deuxième corniche à modillons, modestement travaillés, porte un pignon triangulaire percé d’une fenêtre en plein cintre.
Le clocher massif et carré, adjonction du XVe siècle, s’élève sur le croisillon sud.
La nef, rectangulaire, où l’on descend par trois marches, couverte d’un tillis (appellation locale d’un voligeage apparent en bois) en berceau, est éclairée de chaque côté par une fenêtre tréflée. Un mur nu le termine à l’orient, mur dans lequel s’ouvre une baie brisée donnant accès au chevet. Deux chapelles carrées forment transept ; celle de droite, voûtée  en ogive avec liernes (nervure de la voûte gothique réunissant les sommets des arcs doubleaux et formerets à clé de voûte) et formerets (arc dans l’axe de la voûte, recevant sa retombée), occupe la base du clocher. Une arcade encadrant un cintre de fenêtre romane, vestige d’une disposition antérieure, se remarque au-dessus de la baie d’entrée.
La chapelle de gauche, voûtée en berceau, est particulièrement fruste.
L’abside, très petite, demi-circulaire, prend jour par deux fenêtres tréflées qui, comme toutes les autres, ont remplacé au XIVe siècle, en les agrandissant, d’anciennes fenêtres romanes.
Dans la nef un vieux bénitier repose sur un balustre du XXe siècle.
Le portait porte encore, à côté de restes de litre (ornement funèbre), des traces très visibles du (ou des) incendie(s) allumé (s) pour sa construction au cours des guerres de religion.  




Choisissez votre ville

Haut de page