Lexique
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Préguillac, église Sainte-Eulalie
L'église de Préguillac se dresse sur la bordure d'un haut repli de terrain qui domine la plaine de la Charente et qui suivait jadis une voie romaine doublant celle qui passait un peu plus bas aux Arènes.
Le clocher carré de cet édifice roman, construit au XIIe siècle, massif et peu élevé, présente sur chacune de ses races deux fenêtres géminées surmontées d'arcs à double voussure reposant sur des colonnes cylindriques. Les quatre angles sont garnis de fortes colonnes à chapiteaux lisses qui montent de la base de la tour. Des contreforts peu saillants consolident celle-ci.
La façade, à pignon en retrait, est traversée par une corniche à modillons travaillés, mais très mutilés par les intempéries. Trois portails en tiers-point, dont deux aveugles, occupent le rez-de-chaussée. Ils sont respectivement à trois et deux voussures sans ornements. Les baies aveugles s'appuient l'une et l'autre sur une banquette de pierre. Ce portail a remplacé, à la fin du siècle dernier, une porte romane plus profonde.
L'abside carrée, ornée sur chacune de ses faces d'une fenêtre romane a été très surhaussée. Des pilastres qu'accompagnent des demi-colonnes à chapiteaux sans décoration renforcent ses angles, tandis que de nombreux contreforts du XVe siècle étayent les murs latéraux de la nef.
A l'intérieur, la travée du chœur qui supporte le clocher mérite examen. Quatre forts piliers carrés débordant dans l'intérieur la limitent. Ces quatre piliers d'angle, auxquels s'adossent de fortes demi-colonnes à chapiteaux nus, reçoivent deux arcs brisés à double rouleau. Entre eux un doubleau, simple, s'appuie sur des piles carrées terminées par des chapiteaux également nus. Ces piles aux deux tiers de leur hauteur se transforment en colonnes séparées par un méplat. Les bases des piliers, particulièrement soignées, s'ornent de dentelures.
La voûte en berceau (matériaux légers) des trois travées de la nef, masque aujourd'hui, la partie supérieure des fenêtres; celle qu'elle a remplacée était plus élevée. Les travées, séparées par des demi-colonnes, sans couronnement, ont leurs murs percés de fenêtres longues et étroites, très ébrasées en tous sens, que des vitraux anciens multicolores sur fond de grisaille garnissent agréablement.
L'abside carrée est voûtée en ogive; les nervures à trois tores inégaux, le central proéminent, vont au sol par des colonnes d'angle. Trois fenêtres ornées de colonnettes, sans sculptures, éclairent le sanctuaire et l'autel dédié à Sainte Eulalie.
Une crypte ossuaire existe sous l'église.
L’église de Préguillac se dresse sur la bordure d'un haut repli de terrain qui domine la plaine de la Charente et que suivait jadis une voie romaine doublant celle qui passait un peu plus bas aux Arènes. Les populations préhistoriques ont habité ce "haut lieu". Il y existe de nombreux souterrains. Non loin de l'église ont été mises à jour de nombreuses sépultures antiques. Quelques-uns des squelettes étaient, dit-on debout.
Elle est placée sous le vocable de St Eulalie vierge et martyre née à BARCELONE, ayant vécu de 289 à 303. Sa fête a lieu le 10 décembre. Son martyre a fait l'objet du chant d'Eulalie en 28 versets, qui est le plus ancien poème en langue d'oïl que nous possédions.

Le clocher carré de cet édifice roman construit au XIIe siècle, entre 1130 et 1150, massif et peu élevé, présente sur chacune de ses faces deux fenêtres géminées surmontées d'arcs à double voussure reposant sur des colonnes cylindriques. Les quatre angles sont garnis de fortes colonnes à chapiteaux lisses qui montent de la base de la tour. Des contreforts peu saillants consolident la tour.
La façade à pignon en retrait est traversée par une corniche à modillons travaillés, mais très mutilés par les intempéries. Trois portails en tiers point, dont deux aveugles occupent le rez-de-chaussée. Ils sont respectivement à trois et deux voussures sans ornement. Les baies aveugles s'appuient l'une et l'autre sur une banquette de pierre. Le portail a remplacé, à la fin du siècle dernier, une porte romane plus profonde.
L’abside carrée, ornée sur chacune de ses faces d'une fenêtre romane a été très surhaussée. Des pilastres qu'accompagnent des demi-colonnes à chapiteaux sans décoration renforcent ses angles, tandis que de nombreux contreforts du XVe siècle étayent les murs latéraux de la nef. A l'intérieur, la travée du chœur qui supporte le clocher mérite examen. Quatre forts piliers carrés débordant dans l'intérieur la limitent. Les piliers d'angles, auxquels s'adossent de fortes demi-colonnes à chapiteaux nus, reçoivent deux arcs brisés à double rouleau. Entre eux un doubleau simple s'appuie sur des piles carrées terminées par des chapiteaux également nus. Ces piles au 2/3 de leur hauteur se transforment en colonnes séparées par un méplat. Les bases des piliers, particulièrement soignées, s'ornent de dentelures.
La voûte en berceau (matériaux légers) des trois travées de la nef, masque aujourd'hui, la partie supérieure des fenêtres; celle qu'elle a remplacée était plus élevée. Les travées séparées par des demi-colonnes sans couronnement ont leurs murs percés de fenêtres longues et étroites, très ébrasés en tous sens que des vitraux anciens multicolores sur fond de grisaille garnissent agréablement.
L’abside carrée est voûtée en ogive; les nervures à trois tores inégaux, le central proéminent, vont au sol par des colonnes d'angle; trois fenêtres ornées de colonnettes, sans sculpture éclairent le sanctuaire et l'autel dédié à Ste Eulalie.
A Préguillac, la voûte à croisée d'ogives à profil torique va de pair avec une décoration qui reste attachée à l'esprit roman. Préguillac offre un exemple assez fort de contreforts colonnes, alors que les contreforts rectangulaires sont plus fréquents.
Une crypte ossuaire existe sous l'église.
Ce que l'on sait de l'église, c'est qu’elle a brulé en 1589 et s'est trouvée raccourcie de quinze mètres, ce qui amène l'église primitive en pleine route jusqu'à environ un mètre du coin du mur du .jardin de Monsieur Chollet à l'angle des routes de Tesson et de Saintes.
Les travaux de réfection de l'église, qu'il était grand temps de faire, ont été réalisés en trois tranches, dont la première celle du clocher s'est terminée en 1990. La seconde et Troisième ont été effectuée à la suite l'une de l'autre et s’est terminée en 1994.






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