Lexique
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Rochefort-sur-Mer, église Saint-Louis.
La façade ornée de 4 colonnes corinthiennes est inspirée de l'église de la Madeleine à Paris. Son fronton triangulaire très chargé est orné d'une croix entourée de nuées et de rayons.
Cette église est de construction assez récente, elle a été construite en 1836 sur les ruines de la chapelle du couvent des Capucins qui s'étaient installés là dès le XVIIe siècle. Il ne reste de cette époque que le beau clocher, style Renaissance qui s'élève sur quatre niveaux terminés par un dôme de pierre surmonté d'un élégant campanile percé de quatre lucarnes à fronton triangulaire.
Elle présente une grande homogénéité de style aussi bien pour l'architecture que pour le mobilier et les éléments du décor. C'est une bonne illustration du goût pour le néoclassique qui est peu représenté dans notre région.
La nef rectangulaire, elle domine nettement les deux bas-côtés (collatéraux). 10 arcades retombent sur de larges piliers décorés de chapiteaux de style ionique.
Moulures, chapiteaux et corniches sont décorés de dorures et de peintures en trompe-l'œil. Les piliers sont ornés de faux marbres, d'arabesques et d'entrelacs végétaux dans le style des décors antiques. Les mêmes peintures décorent les bas-côtés et les chapelles latérales la voûte était peinte de la même façon, mais restaurée en 1992, on a préféré le blanc pour donner plus de lumière à l'ensemble.
Les statues : En entrant, devant les piliers : les 4 évangélistes : Matthieu, Luc, Jean, Marc accompagné de leur symbole ailé : homme, taureau, aigle et lion. Près de l'autel, Saint-Pierre et Saint-Paul se font face.
La chaire en acajou, cette chaire, simple, mais à double escalier n'est pas datée.
L’orgue situé sur la tribune au-dessus de l'entrée, il a été acheté en 1885 chez Merklin-Schutze à Paris. Il a été révisé et rénové récemment.
Huit chapelles se succèdent autour de la nef
Chapelle Saint-Antoine.
Cette chapelle est revêtue de belles boiseries, panneaux, colonnes et contient deux confessionnaux. Deux plaques en marbre rappellent que, suite à un vœu exaucé, elle fut «érigée en mémoire de Mr Charles Guérin des Essarts par ses enfants en juillet 1891, 15 février 1897».
Le vitrail signé J.P. Florence 1897. L’enfant Jésus apporte du pain à Saint Antoine, d'où l’inscription : «donnez aux pauvres».
Statues : Notre-Dame de Lourdes et Saint Antoine de Padoue.
Chapelle de Saint-Michel, dite aussi «Chapelle des Morts ». Cette chapelle fut aménagée en 1854 et repeinte en 1925 par Lessieux. On y déposait les morts et c'est là qu'on faisait les veillées funèbres. Les représentations de cranes, incluses dans le vitrail confirment cette destination originelle.
Là aussi, on peut admirer un beau travail de bois sur lequel des colombes et des décors floraux ont été peints
Le vitrail est signé L. Lobin, Tours 1883. Il représente Jésus, accompagné d'apôtres, annonçant à Marie la résurrection de Lazare. On peut y lire: «Maître, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ».
Sur le pilier de gauche sont gravés les noms des curés et archiprêtres qui, depuis 1805, ont eu en charge le lieu de culte.
La chapelle Saint-Joseph.
Cette chapelle fut aménagée en 1869, grâce à la générosité des fidèles. Sa grille porte le monogramme de Saint-Joseph (S et J entrelacer).
L'autel est en pierre peinte.
Le vitrail, signé Lobin à Tours (1875) représente Saint-Joseph accompagnant l'Enfant Jésus. Deux belles statues. La Vierge avec l'Enfant Jésus adolescent et Sainte-Anne apprenant la lecture à la Sainte Vierge.
Les confessionnaux latéraux sont en bois peint.
Allée est (vers la sortie rue Pierre Loti) :
Un beau vitrail signé H.B. représente l'adoration des mages. Inscriptions sur un ruban en partie basse du vitrail. «En effet, c'est son étoile que nous avons vue à l'Orient» et «nous sommes venus pour l'adorer». On admirera les traits précis des différents personnages et les couleurs, la richesse des vêtements.
Chapelle de la Sainte Vierge (à droite du chœur)
Édifiée en 1849, entourée d'une balustrade en fer forgé. Sur l'arc doubleau, est inscrit: «A Marie Immaculée Reconnaissance. De part et d'autre de l'autel: consoles en bois doré et marbre.
Statues au-dessus du tabernacle : Vierge de Recouvrance, c'est celle qu'on implore pour recouvrer la santé, la foi, etc. À droite, sur un piédestal, Saint-Joseph portant l'Enfant Jésus.
Chœur et Maître autel : Ils ont été restaurés à partir de 1991 ce qui permet d'imaginer l'allure générale de l'intérieur de l'église quand les travaux seront terminés.
Chœur : fermé par une grille basse, arrondie, en fer forgé. Sur ses murs les peintures anciennes ont été ravivées. Des cadres peints imitent des panneaux de boiserie. Ils sont décorés :
1) à droite et à gauche, du blason aux Armes de France: d'azur à 3 lys d'or,
2) de deux scènes de la Vie de Saint-Louis: à droite, Saint-Louis rendant la justice et à gauche, Saint-Louis partant pour la Croisade.
De chaque côté du chœur, stalles en bois ciré.
Vitraux: Ils illustrent la vie de Saint-Louis. À gauche: Saint-Louis jeune et malade fait le vœu, s'il guérit, d'aller en Terre sainte. À droite: mort de Saint-Louis à Tunis. Ils sont signés L. Lobin Tours 1865.
Maitre-autel: installé en 1868, le maitre-autel est formé d'éléments de l'ancienne chapelle des Capucins : Table d'autel, anciennes colonnes, etc. En partie basse deux petites statuettes ont été incorporées d'époque Louis XIV, il impressionne par Sa Majesté. Différents symboles sont représentés ici : en haut, la colombe avec sa branche d'olivier, au-dessous : l'agneau pascal et enfin, la porte du tabernacle, finement sculptée, qui représente un pélican nourrissant ses petits, évoque par là le thème du sacrifice. Le baldaquin est supporté par des colonnes corinthiennes. À droite et à gauche : deux anges adorateurs. L'ensemble est en bois peint et doré à la feuille.
Nouvel autel. En bois laqué, il est da à M. Michel Froidevaux, de Céret. Il représente des nuées, des rayons, reprenant les symboles existant dans l'église. La pierre d'autel est en marbre rose, du Portugal, taillée et polie à Rochefort.
Chapelle du Sacré-Cœur : édifiée en 1852, sur l'arc-doubleau, on peut lire: « Au Divin Cœur de Jésus, Amour et Gloire ». Balustrade en fer forgé.
Autel, retable et boiseries de même facture que dans la chapelle de la Vierge. Au-dessus du tabernacle : peinture du Sacré-Cœur (auteur inconnu).
Statues. À gauche, sur un piédestal: le Sacré-Cœur de Jésus. Dans les niches : à gauche Saint Eutrope et à droite: Saint Louis.
Allée ouest, côté Lycée Pierre Loti : Un vitrail signé H.B. Angers,1851, représente la Nativité. Très coloré, on peut y lire deux inscriptions: «Le Christ nous est né; venez, adorons-le». Et «Allons à la rencontre de Dieu». Il ressort sur un environnement (mur et voûte) dont les peintures d'origine ont été remplacées par un enduit clair et uni.
Statues : Sur un pilier. Jeanne d'Arc en armure. Entre les vitraux: Sainte-Germaine. À gauche : un tableau «Crucifixion» et un sous-verre : «Enfant Jésus de Prague».
Chapelle Saint-Louis des marins (bas-côté ouest) : Cette chapelle, inaugurée le 25 août 1875, est la plus riche en souvenirs historiques. Le 17 novembre 1839, soit un an après l'inauguration de l'église (18 novembre 1838), son caveau a recueilli les restes de Michel Bégon et de sa fille Mme de la Gallissonnière. Sa grille fleurdelisée porte le monogramme de Saint-Louis (S et L entrelacés).
Vitrail : Entièrement consacré à Saint-Louis. Signé Drigaud, Toulouse.
De haut en bas :
1) Couronnement de Saint-Louis au Ciel. Inscriptions sur un ruban: «Christus Vincit-Christus Regnat-Christus Imperat (Christ est vainqueur, Christ règne, Christ domine) et «Judicium Tuum Regida-Et Justitia Tua Ubi Regis (Tu donnas au roi le jugement et ta justice se trouve là où tu règnes).
2) Saint-Louis en prières «Da Mihi Sapientam» (Donne-moi la sagesse).
3) Saint-Louis rend la justice sous un chêne, encadré de saints et de bienheureux: Saint Bonaventure, Saint-Bartholomé, Bienheureux Aegidius, Saint Thomas d'Aquin, Scol. Matris, Bienheureuse Isabelle
4) Deux figurines de bataille où Saint-Louis occupe le rôle principal. La ville que l'on aperçoit à gauche serait Taillebourg, non loin d'ici, sur la Charente, d'où Saint-Louis a chassé les anglais. Inscription à gauche «Pour la Foi» et à droite «Pour la Patrie» En opposition, pour chaque figurine, un personnage sombre symbolique : l'hérésie qui déchire l'évangile et la Fraude, qui soulève son masque et montre son vrai visage.
Autel: En pierre peinte. Dans son tabernacle est déposé un sachet contenant les cendres de déportés du camp de Mathausen (1939-1945).
Statues : Deux grandes statues: à gauche, Saint-Louis ; à droite un Evêque (?). Piliers : Pilier de gauche: Saint-François. Pilier de droite: Saint-Dominique.
De part et d'autre de l'autel; sur un socle rectangulaire, à gauche une Piéta et à droite un Ange qui descend du ciel pour recueillir l'âme d'un «poilu» mourant.
Plaques de marbre blanc : À gauche les noms et origine des prêtres déportés durant la Terreur et morts à Rochefort (1794-1795). La révolution fut une période sombre pour le clergé: 3 prêtres guillotinés sur la place centrale (place Colbert) et des centaines de morts sur les «pontons de Charente». Un pèlerinage, à Port des Barques et à l'Ile Madame, rappelle ce martyr.
À droite : Les noms des soldats morts pour la France : Guerre de 1914-1918.
Plaques de marbre noir : Noms et épitaphes des personnages inhumés dans le caveau, sous la chapelle.
À gauche. Michel Bégon, Intendant de la Marine. Rochefort 1638-1710; Catherine Bégon (sa fille) Marquise de La Gallissonnière, mère de l'Amiral vainqueur des anglais à Mahon et les archiprêtres Rémi Roui (1848-1887) et la Tournerie (1935-1945)
A droite : Rigault de Genouilly, Amiral de France, ministre de la marine et des colonies. Rochefort 12 avril 1807 Paris 4 mai 1873 ; Rondeau des Davotières, conseiller du Roi, Bailli de Rochefort (1714- 1766)
Chapelle des fonts baptismaux : Entourant la vasque de marbre blanc, un baldaquin soutenu par 6 colonnes corinthiennes en bois peint.
Vitrail : Signé Lobin (Tours -1877) : Baptême de Jésus dans le Jourdain: «hic est Filius meus dilectus» : Voici mon fils bien-aimé.
On remarquera un beau chemin de croix fait en plâtre par un artiste anonyme et offert par Mo Brouillat, notaire en 1879.
Rédigé par la paroisse.


















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