Saint-Germain-de-Vibrac, église Saint-Germain
Eglise romane du XIIe siècle ravagée pendant les guerres de Cent Ans et qui fut fortement remaniée à l'époque gothique.
La nef fut agrandie dans un premier temps de deux chapelles formant le transept puis d'un collatéral de deux travées au nord. Ce bas-côté accolé à la nef se traduit par une façade ouest asymétrique.
La façade, très simple, se compose d'une porte cintrée sans ornementation, précédée d'un ballet, sorte d’auvent charpenté.
Le clocher massif a été reconstruit à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle sur une base sans doute romane. Chaque face de l'étage est percée d'une fenêtre rectangulaire à un meneau et à remplage trèfle. L'ensemble est couronné d'une corniche à modillons sculptés de visages.
Le chevet à pignon, comme les croisillons du transept, est percé d'une baie ogivale et flanqué de contreforts d'angles surmontés de petits pinacles. Chaque face latérale est ajourée d'une longue baie étroite tréflée. Une corniche à modillons sculptés de visages couronne également le chevet.
L'intérieur porte les marques des différentes étapes de reconstruction de l'édifice. L'ensemble est voûté sur croisées d'ogives. Dans la nef principale, la plus ancienne et la plus élevée, les nervures sont reprises sur de hauts fûts de colonnes engagées.
Dans le collatéral, les nervures pénètrent dans des colonnes cylindriques ou retombent sur des culs de lampe ornés de têtes humaines. Le chœur quant à lui est cantonné de colonnes à courts chapiteaux décorés de feuillages.
Les deux chapelles latérales portent les traces de baies ogivales à remplage. On remarque également les traces de baies romanes à petit linteau monolithe et une porte seigneuriale à linteau en accolade.
Lors de la restauration intérieure en 1997, des peintures murales anciennes ont été mises en évidence, notamment une peinture du XIXe siècle dans le chœur et une peinture du XVe siècle dans le transept. Ces travaux ont permis également de dégager une colonne dans le mur sud et de mettre à jour un chapiteau orné d'un sanglier.
Sous la chaux, un litre funéraire a été découvert. Martelée pendant la Révolution, elle devait porter les armoiries de la famille de Sainte-Maure dont certains membres furent seigneurs de Saint-Germain-de-Vibrac.
La totalité de l’édifice a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 décembre 2000.
Cuve baptismale en pierre sculptée du XVIIIe siècle.
Moule à hosties, fer forgé, du XVIIIe siècle.
Peinture murale du XVe siècle.