Lexique
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Eglise Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-d’Angely.
Une communauté chrétienne existe vraisemblablement à Angeriacum à la fin du IVe siècle.
Une chapelle (ou église), dédiée plus tard sans doute à la Vierge Marie, s'élève à l'emplacement de la Grande Aumônerie.
Au IXe siècle, Félix, un moine venu d'Égypte par mer, débarqué à Angoulins (Saint-Jean des Sables) au sud de La Rochelle, aurait apporté à Angeriacum le crâne de Saint Jean-Baptiste, décapité du vivant du Christ sur l'ordre d'Hérode Antipas. L'insigne relique, dont l'authenticité n'est pas mise en doute, est déposée provisoirement dans la chapelle mentionnée ci-dessus.
Pépin d'Aquitaine, troisième fils de Louis le Débonnaire, petit-fils de Charlemagne, fait bâtir, non loin de la chapelle, un monastère confié aux Bénédictins et une première église en l'honneur du Précurseur du Seigneur, dans laquelle son chef est exposé à la vénération des fidèles.
Angeriacum devient Saint-Jean d'Angély.

Cinq églises abbatiales s'élèveront successivement, des IXe aux XVIIIe siècles, à ce même emplacement.
La première, carolingienne, édifiée par Pépin, est pillée et ruinée lors d'un raid des Vikings. Elle est relevée en 941 par le comte Ragaire et son frère Eble, évêque de Limoges. La chronique d'Adémar de Chabannes relate une invention, en octobre 1010, de la relique retrouvée dans un reliquaire d'argent portant l'inscription : « Ici repose la tête du Précurseur du Sejgneur ».
La deuxième, romane, nouvellement achevée, est consacrée par Amould, évêque de Saintes, assisté des évêques d'Angers et d'Angoulème, en présence de Guillaume Aigret, comte de Poitiers, de son frère Guy, de la comtesse Agnès, sa mère, femme de Guillaume le Grand, et de nombreux fidèles.
A partir du Xe siècle, et encore de nos jours, les nombreux pèlerins qui font route vers Saint-Jacques de Compostelle en Espagne et empruntent l'un des quatre grands chemins, celui de Paris par Tours, s'arrêtent à Saint-Jean d'Angély où ils vénèrent la mémoire de Jean Baptiste.
Au XIIIe siècle, la troisième, gothique (gothique rayonnant), une église immense, longue de 97 mètres, et admirable avec ses 6 tours, est édifiée au XIIIe siècle (on ignore les dates précises des étapes de la construction) pour présenter le chef de saint Jean Baptiste placé sur le maître-autel au sommet d'une impériale de pierres dans un reliquaire en or. Elle est pillée en 1562 et démolie en 1568 par les Huguenots. Au cours du pillage, Louis Charpentier, qui avait à la dague de sa hallebarde "le chef de Monsieur Saint Jean" le jeta au feu.
La quatrième, construite à titre provisoire de 1608 à 1615 (1ère pierre le 15 juillet 1608), la seule qui a subsisté, l'actuelle église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
La cinquième, à peine commencée et laissée au deux-tiers inachevée, celle des deux belles tours (1751) qui dominent la ville, de style classique, œuvre de l'architecte Franque II.
La dernière abbatiale bénédictine, l'église actuelle, est fermée en 1793 par la Révolution. Elle devient successivement Temple de la vérité, minage aux grains, fabrique de salpêtre.

Elle est rouverte au culte en 1802, sur une pétition des habitants, avant la signature du Concordat.
À la fin du XIXe siècle, en 1898-1899, menaçant ruine, elle est en partie reconstruite sur ses bases d'origine et complètement restaurée par M. Rullier architecte.
Elle est consacrée et inaugurée, les 17 et 18 février 1900, par Mgr François Edvin Bonnefoy, évêque de La Rochelle et de Saintes (1893-1901), en présence d'un nombreux clergé et d'une foule considérable.

Fondée par Pépin d’Aquitaine vers l’an 820
Détruite par les normands vers l’an 867
Relevée de ses ruines à partir de 941
Consacrée par Arnoul, évêque de Saintes en octobre 1050
Splendidement réédifiée a la fin du XIIe siècle
Saccagée par les huguenots en 1562
Puis démolie par eux en 1568
Rebâtie à titre provisoire en 1608-1609
Profanée en 1792
Rendue au culte sur pétition des habitants avant la signature du concordat
Reconstruite par souscription paroissiale en 1899 et consacrée le 17 février 1900 par Mgr Edvin Bonnefoy, Evêque de La Rochelle et de Saintes

















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