Lexique
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Eglise Saint-Martin de Juillers.
Intéressante petite église, très archaïque, qui semble avoir conservé quelques vestiges de construction datant du XIe siècle.
Son clocher carré, se dresse sur une partie du chœur, chaque face de son unique étage est percée de deux longues fenêtres romanes jumelées avec archivolte à pointe de diamants.
Sa toiture presque plate s'appuie sur une corniche ornée d'une suite de modillons bien travaillés.
L'abside demi-circulaire et le chœur, extérieurement bien décorés d'une autre ligne de modillons, ont des colonnes à chapiteaux intéressants et des fenêtres à colonnettes.
La façade occidentale reconstruite ne présente plus qu'un mur plat à pignon simplement garnie aussi de pointes de diamants.
Un ancien portail plus important et plus décoré, s'ouvrait autrefois dans le mur nord. Aujourd'hui muré, il laisse cependant apparaître un cordon orné de pointes de diamants, les deux tores d'une grande voussure et les restes de deux chapiteaux romans.
La nef, couverte d'une charpente, est divisée en trois travées par des piliers carrés. Elle se termine à l'est par un mur de refend où s'inscrit une baie en tiers-point, dont l'arc à double rouleau s'appuie sur deux pilastres à imposte simple. Le chœur, recouvert d'une voûte de pierre en cintre brisé, prend jour par deux fenêtres romanes ébrasées.
Une petite fenêtre axiale et une autre à droite sans style, éclairent l'abside plus étroite que le chœur et vouté en en cul-de-four.
Cette petite église dédiée au grand Saint-Martin de Tours. 3667 églises de France lui sont dédiées et 485 localités françaises portent son nom.
Pendant dix siècles ce fut le Saint le plus populaire de France. Vénéré même à « l'église des Apôtres ».
Du soldat catéchumène qui partage son célèbre manteau avec un pauvre au moine fondateur de l'Abbaye de Ligugé et à l'Evêque de Tours, collaborateur d'Hilaire de Poitiers pour l'évangélisation des Gaules... une belle histoire. Sa statue vous accueille à l’entrée.
Le regard se porte naturellement vers l'abside. Son nouvel autel en pierre a été consacré en 1990.
La porte latérale endommage le cul de four au service d'une sacristie qui, à l'extérieur a mutilé le chevet.
Dans la nef (et à l'extérieur), plusieurs traces manifestes des modifications au cours des âges.
Il y a trace de "litre", ce bandeau funéraire avec armoiries.
Une petite cloche que l’on pourrait balancer du petit doigt.















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