Lexique
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La très ancienne église de St Thomas de Cônac, dont le premier édifice en pierre (de dimensions beaucoup plus modestes) remonte au XIe siècle, appartenait aux seigneurs de Cônac avant qu'elle soit donnée à la lointaine abbaye de Savigny, près de Lyon, en 1062, laquelle se chargerait de faire construire un prieuré jouxtant l'édifice e1 abritant trois religieux. Dans le même temps, l'abbaye allait offrir à l'église une architecture romane.
Mais comme pratiquement toutes les églises romanes de la région qui ont eu à subir les épreuves du temps et des guerres, par des réfections successives, cette église a connu diverses modifications et s'est agrandie au fil des siècles. Ainsi, de l'époque romane, il reste peu de chose. La partie la mieux conversée reste l'abside que l'abbaye de Savigny fit orner d'un pur style roman autour de 1100, mais on constate que seuls deux chapiteaux de l'arcature basse de l'abside sont anciens. On peut apprécier aussi les chapiteaux des arcatures supérieures aux motifs à palmettes, grandes feuilles et oiseaux.
Le clocher, qui n’existait pas aux origines de l’église, avait été construit également dans un style roman qui le dotait à sa base de trois petites fenêtres en arcade sur chaque face. Mais après la guerre de Cent-ans, il fut reconstruit dans un appareil plus austère tel que nous le voyons aujourd’hui. Dans cette période 1515-1517, l’église fut agrandie, ouverte sur son flanc nord, et doubla ainsi en largeur. Après les guerres de Religions, le clocher fut de nouveau restauré.
C'est au XIXe siècle que l'église connut les grandes modifications qui lui donneraient le profil qu'elle a conservé jusqu'à nos jours. Dans un premier temps, en 1839, on construisit la sacristie sur le flanc sud de l'église. Puis, en 1856, on supprima le cimetière qui entourait l'église. Enfin, de 1862 a 1863, on fit construire la nef sud de l'église et la large façade au style sobre telle qu'elle se présente aujourd'hui.

Bénitier en pierre sculpté du XVIIIe siècle.
Peinture sur toile, La Crucifixion, XVIIIe siècle.
Vierge l’Enfant, bois sculpté peint et doré.
Autel en pierre, stalles en bois, confessionnal, chemin de croix.




La curieuse église monumentale de Saint-Thomas de Cônac se dresse sur une vaste place dégagée au centre d'un petit bourg.
Plusieurs fois reconstruites et remaniées aux XIV et XIXe siècles, on lui attribue des origines du XIe siècle puisque c'est vers 1070 que l'église Saint-Thomas fut donnée à l'abbaye de Savig;ny.
Au début du XIXe siècle, l'unique nef fut dotée de deux collatéraux réunis dans un ensemble unifié par la façade ouest.
Relativement basse et très large, la façade est percée de trois portes très espacées. Le portail principal en surépaisseur est orné d'un arc central à voussures amorties en tores, flanqué de deux arcs brisés aveugles à une seule voussure et souligné d'un fort cordon sculpté. L'ensemble se compose sous une corniche surmontée d'un oculus. De chaque côté, deux portes auxiliaires en plein cintre sont surmontées chacune d'une fenêtre de même style. Tous les encadrements des ouvertures sont supportés par de fines colonnes.
Le clocher de base gothique a été plusieurs fois modifié. Terminé par une toiture-terrasse, il rejette toutes les pluies par des gargouilles du XVIIe siècle en forme de fut de canon.
Le chevet se caractérise par la diversité de son appareillage. La partie basse de l'hémicycle est construite régulièrement en petits moellons, témoignage de la construction primitive. A la fin du XIe siècle, des contreforts plats ont été ajoutés en même temps que les petites baies étaient remplacées par d'autres plus larges et encadrées par des pierres de taille.
La particularité de l'église Saint-Thomas réside dans la composition du chœur et de l'abside qui, à l'instar de Bougneau et de Sémillac, semble issu d'un roman primitif qui n'a pas encore rompu avec la période carolingienne. Le chœur et l'abside sont composés de deux arcatures superposées de même niveau et doublant les murs.
La zone basse du chœur est établie sur un muret qui transforme l'arcature en plein cintre en niche. Au-dessus se développe une double arcade sur gros chapiteaux.
A l'intérieur, l'abside se termine en cul-de-four. Le rez-de-chaussée développe une arcature sur de courtes colonnes à volumineux chapiteaux très fouillés. A l'étage, trois fenêtres cintrées sont encadrées de colonnes jumelées à chapiteaux sculptés.
Cette ornementation des chapiteaux et des tailloirs traite de sujets divers: palmes, petites pommes de pin, pélicans, aigles. Tous authentiques, certains ont été complétés au plâtre.
On notera qu'est gravée une inscription sur deux des six tailloirs du chœur. Selon Jacques Lacoste, elle se rapporterait à « une consécration le 24 septembre d'une année qui n'est pas identifiée ».

Chœur, travée (correspondant à l'ancienne croisée) et le clocher: Inscrit l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 5 décembre 2000.















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