L’église romane Saint-Martin a disparu à la Révolution.
La première église romane Saint-Jean-Baptiste dont on ne sait pratiquement rien si ce n’est qu’elle aurait remplacé un monument détruit et brûlé en 1415 par les Anglais, en même temps que le prieuré Saint-Martin et ce par un certain Hutington, à la rupture des trêves du roi Richard. Vers 1530 elle a été ruinée durant les guerres de religion. Elle possédait une nef voutée et des contreforts plus importants que l’actuelle église.
L’actuelle église Saint-Jean-Baptiste, construite entre 1679 et 1683, sur un projet de Jacques Guérinet, architecte des bâtiments conventuels de l’Abbaye-aux-Dames de Saints. Abrite quatre chapiteaux de l’ancienne église romane, découverts lors de travaux exécutés sur le champ de foire. L’un d’eux montre Daniel dans la fosse aux lions, le saint assis bénissant tient le Livre. Il est séparé des fauves par une mandorle en forme de fer à cheval, orné de perles. Un autre chapiteau représente la Résurrection avec les Saintes Femmes et le tombeau sur lequel l’ange est assis. Le troisième illustre le Pèsemant des Ames. Les vêtements, les détails finement travaillés, les expressions variées des personnages (noter l’horrible démon griffu qui essaie de faire pencher la balance de son côté), fait de cette œuvre un des sommets de la sculpture saintongeaise romane. Le dernier présente une scène énigmatique : des personnages, dont un homme plie sous le poids d’un énorme poisson qu’il transporte. Ces quatre chapiteaux, qui comptent parmi les plus belles œuvres sculptées saintongeaises, sont placés à une faible hauteur, ce qui permet d’en admirer tous les détails.