Edifiée à l’initiative des bénédictins de Saint-Jean-d’Angély au point haut de la falaise, durant le XIIe siècle (1140-1170), style roman saintongeais, fortifié vers le XIIe siècle. La nef amputée à la fin du XIVe siècle par l’écroulement d’une ou deux travées, d’où la construction d’un portail gothique à l’ouest. Classée monument historique dès 1890, nombreuses restaurations et reconstructions, les plus importantes en 1935 (coupole du transept et sous le clocher) en 1970 (suppression du chemin de ronde, toiture). Une crypte ossuaire avait été dégagée en 1929 (sous le parvis à l’ouest).
Décor intérieur : si les mordillons de l’abside et les absidioles sont presque toutes des répliques modernes, les sculptures de l’exceptionnel portail nord sont pour la plus grande partie authentique.
Les interprétations les plus vraisemblables, entre de nombreuses hypothèses, y voient un « sermon » imagé sur les thèmes conjoints du salut de l’âme aux prises avec le mal, et du sacrement de pénitence. Sur un contrefort sud de l’abside, cadran solaire gravé, daté de 1586. Décor intérieur : il apparaît luxuriant dans le cœur. A la croisée du transept, les chapiteaux ouest présentent des « maques » encadrées de nuages stylisés.
A l’est des motifs fantastiques s’entre-dévorant et, sur le pilier nord-est, une figuration de la légende de Saint-Georges. Le maître-autel baroque et la chaire ayant été déposés en 1972, l’église conserve un Christ en croix et un antependium du XVIIe siècle, ainsi qu’une frégate ex-voto de la fin du XIXe siècle.